Les plantes fourragères couvrent la moitié des superficies cultivées au Québec et constituent la base de l’alimentation des troupeaux de ruminants. Elles ont aussi la capacité de rendre les grands services écosystémiques attendus par la société tels que la séquestration du carbone, la protection des sols et des cours d’eau, la réduction du recours aux pesticides et le maintien de la biodiversité. Leur rôle est central dans la transition vers une agriculture durable, mais leur plein potentiel ne peut être réalisé sans une recherche scientifique solide et continue.
« Les plantes fourragères sont au cœur d’une agriculture durable. Sans recherche dédiée, nous perdons la capacité d’innover et de soutenir les services que la société attend de l’agriculture. », souligne Vincent Audet, Président du CQPF.
La fermeture de ce centre entraîne la perte d’une expertise scientifique irremplaçable et fragilise la capacité de nos filières animales (laitière, bovine, ovine et caprine) à contribuer pleinement aux services que la société attend de l’agriculture et à adapter leurs pratiques aux défis des changements climatiques déjà bien présents.
«Il faut absolument maintenir au Québec une capacité de recherche en plantes fourragères à la hauteur de leur importance stratégique. Les plantes fourragères font partie de la solution. Il faut leur donner les moyens de livrer tout leur potentiel.», conclut Vincent Audet, Président du CQPF.
Les recherches internationales ne peuvent pas simplement se substituer à celles menées ici. Nos conditions climatiques particulières exigent des travaux ancrés dans notre réalité. Ainsi, la filière fourragère appelle à trouver rapidement des solutions pour assurer la continuité des projets en cours et préserver l’expertise développée à Québec, afin que la recherche puisse continuer de soutenir les services écosystémiques et la durabilité de notre agriculture.
À propos du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF)
Depuis 1987, le CQPF réunit l’ensemble des intervenants du secteur des plantes fourragères et mise sur la concertation et le partenariat pour rapprocher les producteurs, la recherche et l’industrie, valoriser les cultures pérennes comme pratique durable, et soutenir l’évolution performante de la filière fourragère.
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Source:
Cynthia Chicoine, agente de concertation et communications
Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF)
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